🎠Face à la censure, Christophe Ramond fait le choix de la culture
- fede81

- 17 juin
- 3 min de lecture

Après la déprogrammation de la pièce Passeport d'Alexis Michalik par la municipalité RN de Castres, le président du Département du Tarn, Christophe Ramond, a annoncé sa programmation à Cap'Découverte le 23 janvier 2027.
Une décision forte qui rappelle qu'en démocratie, la réponse à la censure n'est jamais l'interdiction mais davantage de liberté.
 "En démocratie, on donne à voir, à entendre et à débattre"
Quand certains choisissent de déprogrammer, Christophe Ramond choisit de programmer.
Quand certains considèrent qu'une œuvre peut être écartée pour des raisons politiques, il rappelle que la culture appartient aux artistes qui la créent et aux citoyens qui la reçoivent.
Sa décision de programmer Passeport à Cap'Découverte dépasse largement le cadre d'une représentation théâtrale.
Elle affirme une conviction simple : une démocratie forte n'a pas peur des œuvres qui interrogent leur époque.
Elle leur donne la parole.
Parce que les citoyens sont libres de voir, d'entendre, de comprendre, de confronter les points de vue et de se forger leur propre opinion.
Parce que la culture ne doit jamais devenir l'otage des préférences idéologiques du moment.
Parce que la liberté de création, le pluralisme et l'émancipation sont des valeurs qui méritent d'être défendues.
Le texte publié par Christophe Ramond.
"Après avoir contacté Alexis Michalik, j’ai décidé de proposer la programmation de Passeport à Cap’Découverte le 23 janvier 2027, parce qu’une démocratie forte n’a pas peur des œuvres qui interrogent leur époque. Elle leur donne la parole.
Cette décision est un choix culturel. Elle est aussi un acte symbolique pleinement assumé.
La déprogrammation de la pièce Passeport d’Alexis Michalik par la nouvelle municipalité RN de Castres est inacceptable.
On ne censure pas, on déprogramme… les méthodes changent mais les réflexes restent les mêmes. On ne peut pas imaginer l’effacement d’une œuvre culturelle !
La culture n’appartient pas aux élus, elle n’appartient pas aux maires, aux présidents, aux ministres, elle appartient aux artistes qui la créent et aux citoyens qui la reçoivent. Le rôle d’un élu n’est pas de décider ce que le peuple a le droit de voir ou de penser.
La culture ne doit jamais devenir l’otage des politiques. Elle ne peut être soumise aux préférences idéologiques du moment ni aux injonctions partisanes. Lorsqu’une œuvre est écartée pour des motifs politiques, c’est un signal préoccupant envoyé à l’ensemble du monde culturel et, plus largement, à tous les citoyens attachés à la liberté d’expression.
La culture n’est ni de droite ni de gauche. L’extrême droite prétend défendre la liberté d’expression mais lorsqu’elle exerce le pouvoir elle montre une méfiance à l’égard des artistes et des intellectuels. Je refuse qu’une municipalité puisse décider selon ses préférences idéologiques ce que les citoyens ont le droit de voir et d’entendre. Je refuse une culture sous surveillance.
Une démocratie ne craint pas les œuvres.
En démocratie on donne à voir, à entendre, à comprendre et à débattre !
À la censure, je préfère la scène ouverte.
Avec cette reprogrammation, je souhaite transformer un acte d’exclusion en un moment de rencontre, de dialogue et de réflexion collective. La culture n’est pas un espace de conformité. Elle est un lieu de liberté, d’émancipation, de pluralisme et de confrontation des idées.
J’ai assisté vendredi dernier, dans le public, à la présentation de la saison culturelle de la Scène Nationale Albi-Tarn financée par le Département et j’ai découvert la programmation en même temps que tout le monde.
Notre rôle n’est pas de dire aux citoyens ce qu’ils doivent penser. Il est de leur permettre de voir, d’entendre, de comprendre, de confronter les points de vue et de choisir librement.
Ce qui se joue aujourd’hui dépasse le seul cadre d’une représentation théâtrale. Il s’agit de savoir quelle place nous accordons à la culture et à la liberté de création dans notre République. Accepter que des œuvres puissent être écartées pour des raisons politiques, c’est fragiliser progressivement l’espace de liberté dont bénéficie l’ensemble de notre société.
Protéger la liberté de création aujourd’hui, c’est préserver la liberté de tous demain."
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