🌾 PAC : à qui doivent vraiment profiter les aides européennes ?
- fede81

- 2 juil.
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Le Parlement européen prépare la future Politique agricole commune (PAC) pour la période 2028-2034.
Pour le Parti socialiste, la future PAC ne peut pas se résumer à une répartition comptable des aides. Elle doit répondre à une exigence de justice sociale et territoriale, afin de soutenir celles et ceux qui en ont le plus besoin et de préserver une agriculture vivante sur l'ensemble de nos territoires.
« La PAC ne pourra pas faire l'impasse de la justice sociale et territoriale. »
La Politique agricole commune représente près d'un tiers du budget de l'Union européenne.
Elle constitue un soutien indispensable pour des milliers d'exploitations agricoles, notamment en Occitanie.
Mais une question essentielle est aujourd'hui débattue au Parlement européen : à qui doivent réellement profiter les aides de la PAC ?
Aujourd'hui, près de 80 % des aides européennes sont perçues par seulement 20 % des exploitations agricoles.
Cette concentration interroge.
Elle limite les marges de manœuvre pour soutenir les jeunes agriculteurs, les petites et moyennes exploitations, les territoires de montagne, les zones méditerranéennes et tous ceux dont les revenus demeurent les plus fragiles.
Pour répondre à cette situation, la Commission européenne propose deux évolutions importantes.
La première consiste à plafonner les aides à 100 000 euros par actif, afin d'éviter qu'une part trop importante des financements soit captée par les plus grandes exploitations.
La seconde est la dégressivité : accorder davantage d'aides sur les premiers hectares, puis diminuer progressivement leur montant au-delà d'une certaine surface. Un mécanisme qui permet de mieux soutenir les exploitations familiales, tout en maintenant un accompagnement pour les plus grandes structures.
Le rapport présenté en commission Agriculture du Parlement européen par le rapporteur de la droite européenne propose pourtant de revenir sur ces deux mesures : relever le plafond à 500 000 euros et supprimer la dégressivité.
Pour Claire Fita, députée européenne, ces propositions risquent d'accentuer les déséquilibres existants.
En Occitanie, où les revenus agricoles figurent parmi les plus faibles de France, une PAC plus juste constitue un enjeu majeur pour
-> maintenir une agriculture diversifiée,
-> favoriser l'installation des jeunes agriculteurs,
-> accompagner les territoires ruraux,
-> renforcer notre souveraineté alimentaire.
La Politique agricole commune ne peut pas être uniquement une politique de soutien à la production.
Elle doit aussi être un outil de justice, d'aménagement du territoire et de renouvellement des générations.
C'est à cette condition qu'elle continuera de répondre aux attentes des agriculteurs comme des citoyens.
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