🎭Une démocratie a besoin d'artistes libres
- fede81

- 10 juin
- 2 min de lecture

Déprogrammation d'un spectacle à Castres, débats sur les politiques culturelles dans plusieurs communes : au-delà des polémiques du moment, une question essentielle est posée à notre société.
Quelle place voulons-nous accorder à la culture dans notre démocratie et dans nos territoires ?
"Une société qui cesse de créer est une société qui cesse de s'interroger"
La culture est souvent la première victime des temps difficiles.
Lorsque les budgets se tendent, lorsque les tensions politiques s'exacerbent ou lorsque les replis identitaires progressent, elle devient parfois une cible facile.
Pourtant, la culture n'est ni un luxe ni un supplément d'âme réservé à quelques-uns.
Elle est l'un des fondements de notre vie démocratique.
Parce qu'elle permet de comprendre le monde, de confronter les points de vue, d'exercer son esprit critique et de rencontrer des réalités différentes des siennes.
Une pièce de théâtre, un livre, une exposition ou un concert ne sont jamais de simples divertissements.
Ils nous interrogent. Ils nous bousculent parfois. Ils nous invitent à réfléchir autrement.
C'est précisément pour cette raison que la liberté de création doit être protégée.
Dans une démocratie, chacun est libre d'aimer ou de ne pas aimer une œuvre. Mais les choix culturels ne peuvent pas devenir le terrain d'une sélection idéologique des artistes ou des créations.
L'indépendance de la programmation culturelle et le pluralisme des expressions artistiques sont des garanties démocratiques aussi précieuses que la liberté d'expression elle-même.
Dans le Tarn, la culture fait vivre nos festivals, nos associations, nos bibliothèques, nos compagnies, nos artistes et des centaines de bénévoles engagés dans la vie locale.
Elle participe à l'identité de nos villes et de nos villages.
Elle crée du lien entre les générations, favorise l'émancipation et contribue à l'attractivité de nos territoires.
Réduire la culture à une question de rentabilité ou lui imposer une conformité idéologique serait une erreur profonde.
Car la culture a précisément vocation à questionner, à faire réfléchir et parfois à déranger.
C'est ce qui fait sa force.
Défendre la culture, ce n'est pas défendre un secteur parmi d'autres.
C'est défendre une certaine idée de la République : une République qui fait confiance à l'intelligence des citoyens, qui protège la liberté de création et qui considère l'émancipation comme un bien commun.
La culture n'appartient à aucun parti.
Elle appartient à toutes et tous.
🎙️ Retrouvez également les réactions de Christophe Ramond, président du Département du Tarn ⤵️
et de Claire Fita, députée européenne.⤵️
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