🎓✊ Les JS81 défendent une université accessible à toutes et tous
- fede81

- 15 mai
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 17 mai

Les Jeunes socialistes du Tarn signent la tribune intersyndicale dénonçant le projet du gouvernement visant à augmenter fortement les frais d’inscription pour les étudiant·es étranger·es.
Pierre Pallier, animateur des JS81, dénonce une mesure injuste qui remet en cause l’égalité d’accès à l’université publique.
Une université publique ouverte à toutes et tous ?
Aujourd’hui, les frais d’inscription à l’université publique sont d’environ 175 € en licence et 250 € en master. Le gouvernement prévoit de les faire passer à près de 3 000 € en licence et 4 000 € en master pour les étudiant·es étranger·es extra-communautaires.
Derrière ces chiffres, il faut mesurer ce que représente réellement une telle décision.
Pour beaucoup d’étudiant·es, plusieurs milliers d’euros, ce n’est pas un simple “effort financier”. C’est plusieurs mois de loyer, des repas sautés, des soins abandonnés ou parfois l’impossibilité pure et simple de poursuivre des études.
Cette réforme repose sur une idée profondément injuste : faire payer aux plus précaires le désengagement de l’État dans l’enseignement supérieur public.
À Toulouse, près de 15 000 étudiant·es pourraient être concerné·es et quelques centaines dans le Tarn.
Beaucoup vivent déjà dans une grande précarité, entre coût du logement, difficultés administratives, travail alimentaire et accès limité aux aides sociales.
Pour les Jeunes socialistes du Tarn, cette réforme révèle surtout un choix de société.
Celui d’une université qui ne serait plus un droit accessible à toutes et tous, mais un système où l’argent devient progressivement le principal critère de sélection.
Nous refusons cette vision.
L’université publique ne doit pas être réservée à celles et ceux qui peuvent payer plusieurs milliers d’euros pour étudier. Elle doit rester un lieu d’émancipation, de savoir, d’égalité et d’ouverture.
Les étudiant·es internationaux·ales ne sont pas un problème budgétaire. Ils et elles participent pleinement à la richesse intellectuelle, culturelle et humaine de nos campus.
À travers cette mobilisation, les Jeunes socialistes du Tarn défendent une certaine idée de la République : une République qui considère l’éducation comme un droit fondamental et non comme un privilège réservé aux plus favorisés.
Nous nous réjouissons que la mobilisation étudiante, syndicale et associative ait déjà contraint le gouvernement à revoir partiellement son projet. Cette première inflexion montre que lorsque le monde universitaire se mobilise, le rapport de force peut faire reculer des réformes injustes.
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