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✊♀️ Yvette Roudy : des droits conquis, des combats à poursuivre

18 août
2 min de lecture

Yvette Roudy est décédée le 18 août 2026, à l’âge de 97 ans. Militante féministe, ancienne ministre des Droits de la femme et figure du Parti socialiste, elle a consacré sa vie à faire progresser l’égalité entre les femmes et les hommes. Son engagement a marqué durablement l’histoire des droits des femmes en France.



Faire des droits des femmes une priorité politique

Engagée aux côtés des féministes dès les années 1970, signataire du Manifeste des 343 en 1971 avec notamment Gisèle Halimi, Yvette Roudy a toujours défendu le droit des femmes à disposer de leur corps et à vivre libres et égales.

Après la victoire de François Mitterrand en 1981, elle devient ministre des Droits de la femme. Le choix de ce titre traduit une conviction forte : les femmes ne doivent pas seulement voir leur situation reconnue, elles doivent disposer de droits effectifs.

Des avancées majeures

Son action gouvernementale contribue à plusieurs avancées importantes. En 1982, l’interruption volontaire de grossesse est remboursée par la Sécurité sociale. En 1983, la loi sur l’égalité professionnelle renforce la lutte contre les discriminations entre les femmes et les hommes au travail.

Sous son impulsion, la France célèbre également officiellement pour la première fois, en 1982, le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes.

Après son passage au gouvernement, elle poursuit son engagement comme députée et maire de Lisieux. En 1992, elle fonde l’Assemblée des femmes et continue à défendre la parité en politique.

Un combat toujours d’actualité

Les inégalités salariales persistent, les violences sexistes et sexuelles continuent de frapper les femmes et leurs droits restent contestés. Les conquêtes obtenues ne suffisent donc pas à garantir l’égalité réelle.

Rendre hommage à Yvette Roudy, c’est saluer une militante qui n’a jamais considéré les droits comme définitivement acquis. C’est aussi rappeler que l’émancipation et l’égalité nécessitent une volonté politique constante.

Les socialistes sont les héritiers de ses combats. À nous de les poursuivre.

 
 
 

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