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⚖️ Loi intégrale : Une première victoire pour mieux protéger les femmes et les enfants

Après des mois de mobilisation des députés socialistes, des associations et des victimes, le Gouvernement a finalement accepté que la proposition de loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants soit débattue à l'Assemblée nationale dès le mois d'octobre.

Une première victoire politique. Car au-delà de la procédure parlementaire, c'est l'idée même d'une autre manière de lutter contre les violences qui commence enfin à s'imposer.

Ne plus attendre qu'une victime soit en danger grave pour agir.

Pourquoi est-ce une victoire ?

Parce que les députés socialistes portaient cette proposition depuis plusieurs mois et demandaient qu'elle soit inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.

Or jusqu'à présent, le Gouvernement ne souhaitait pas ouvrir ce débat ou ne lui donnait pas de place dans le calendrier parlementaire.

L'annonce signifie donc que :

  • le Gouvernement accepte finalement que le texte soit examiné ;

  • la mobilisation des associations, des victimes, des élus et des parlementaires a produit un effet ;

  • le sujet devient une priorité politique nationale.

C'est déjà une première victoire, même si la loi n'est pas encore adoptée.


Pourquoi l'affaire Lyhanna est-elle mentionnée ?

Parce que cette affaire a provoqué une émotion considérable et relancé une question : "Comment des femmes et des enfants identifiés comme étant en danger peuvent-ils encore se retrouver insuffisamment protégés ?"

L'idée portée par les socialistes est que ces drames ne doivent pas seulement susciter de l'émotion ou des réactions ponctuelles.

Ils doivent conduire à changer les politiques publiques.


Qu'est-ce qu'une "loi intégrale" ?

C'est probablement le point le plus important.

Aujourd'hui, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles est souvent fragmentée :

-> Un peu de justice.

-> Un peu de police.

-> Un peu de prévention.

-> Un peu de santé.

-> Un peu d'éducation.

La philosophie de la loi intégrale est différente.

Considérer les violences faites aux femmes et aux enfants comme un problème global qui nécessite une réponse globale.

Concrètement, cela signifie agir simultanément sur :

-> la prévention ;

-> la protection immédiate des victimes ;

-> la justice ;

-> la formation des professionnels ;

-> la santé ;

-> l'éducation ;

-> les violences numériques ;

-> les violences dans le travail ;

-> les violences intrafamiliales.


Pourquoi le Parti socialiste y tient-il autant ?

Parce qu'il défend l'idée qu'on ne peut pas se contenter de durcir les peines après les faits.

Le véritable enjeu est de :

  • Détecter plus tôt.

  • Protéger plus vite.

  • Accompagner mieux.

  • Prévenir davantage.

Autrement dit :

Ne plus attendre qu'une victime soit en danger grave pour agir.


Pourquoi est-ce une grande victoire politique ?

Parce qu'on passe :

d'une revendication portée par des associations et des parlementaires ;

-> à un débat national inscrit à l'Assemblée nationale.


Le combat n'est pas terminé.

La loi n'est pas encore votée.

Mais pour les députés socialistes, obtenir enfin l'examen du texte constitue déjà une avancée majeure.

L'enjeu n'est pas seulement qu'une loi soit discutée.

L'enjeu est qu'après des années de drames, la France accepte enfin de regarder les violences faites aux femmes et aux enfants comme un problème systémique qui exige une réponse globale.

La mobilisation a payé.

Et en octobre, l'Assemblée nationale devra être à la hauteur de cette exigence.

 
 
 

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